Exposition à venir

Christine PLENUS

« Sur les plateaux des Dardenne »

A l’invitation des Grignoux et à l’occasion de la rétrospective exceptionnelle consacrée aux Frères Dardenne

Du 10 avril au 25 juin 2017

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Christine Plénus suit depuis 30 ans les tournages des Frères Dardenne. Elle y capture les moments, les visages, les paysages, les ambiances.

Aujourd’hui, ce sont des centaines de photos qui constituent une archive vibrante de l’évolution du travail des Frères Dardenne, depuis Falsch (1986) jusqu’à La Fille Inconnue (2016).

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Après plusieurs expositions en France (Paris, Lyon et Angers) et une relecture de l’œuvre au Musée de la Photographie à Charleroi dernièrement, la Galerie Satellite propose, dans son petit espace, de changer à nouveau de point de vue sur la variété et la richesse de cette longue histoire.

A l’invitation des Grignoux et à l’occasion de la rétrospective exceptionnelle consacrée aux Frères Dardenne, la Galerie Satellite rend hommage à la carrière des cinéastes et à l’œil-témoin de leur fidèle photographe de plateau.

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Julie-Marie DURO

« Looking for my Japanese Family »

Du 28 juin au 3 septembre 2017

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Un jour dans un train au Japon, ma mère m’a parlé de mon grand-père. Elle m’a raconté qu’il avait eu un fils dans les années 70 avec une jeune japonaise. Elle ne connaît pas son âge exact, ne sait pas d’où il vient, où il vit. Elle ne connaît pas même son nom. Depuis lors, je cherche dans le visage de ces hommes d’une quarantaine d’années aux traits mi-européens et mi-japonais quelques traces des miens. « C’est peut-être lui ! », peut-être pas. Je me demande qui est mon oncle, à quoi il ressemble, quelle est sa vie.

Cela fait quelques mois maintenant que j’ai entrepris de le chercher. Demain, peut-être, vais-je le retrouver. Looking for my Japanese family est le récit de cette quête où la réalité cède parfois la place à la fiction, un rêve chimérique sur fond d’une enquête familiale un peu fantasque. Cette aventure se construit en deux temps simultanés. Au départ, il y a ma recherche : les archives, les informations chinées d’un continent à l’autre, avec ses espoirs et ses déboires. Elle s’écrit doucement, sur le long terme, comme un carnet de voyage, un journal de bord. Alors que je cherche, j’émets des hypothèses, j’élabore des parcours de vie.

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C’est ainsi que la trame de fond est ponctuée de petits chapitres. Pour quelques instants, ce ne sont plus les éléments factuels qui m’intéressent, mais des émotions que j’attribue aux différents protagonistes de l’histoire, une manière de projeter ma vie dans chacune des leurs et de me reconstruire une famille. La genèse est telle un songe. En visitant le Kansai, la région dont parlait toujours mon grandpère, je me suis surprise à rêver la vie de cette japonaise, de cette femme qu’il a probablement aimée en secret, de cette amante sans voix à qui je prête désormais la mienne. Je suis un nuage est un écrin de papier qui abrite quelques cartes postales. Entre journal intime et missives qui ne seront jamais envoyées, textes et photographies relatent leur rencontre, leurs amours contrariées, l’absence dans la distance puis dans la mort. Ces instants fugaces sont le témoignage fictif d’une femme esseulée. Dans le chapitre qui fera suite à Je suis un nuage, je souhaite prêter ma voix à cet oncle que je ne connais pas encore et reconstituer visuellement l’histoire de son enfance.

En attendant de le rencontrer, je ne peux qu’imaginer sa vie, me demander où il a grandi et surtout comment il s’est construit sans père dans un pays qui n’est qu’à moitié le sien. Son histoire résonne en moi comme un écho qui fait appel à la mienne. C’est le regard d’un enfant qui attend un père qui ne viendra probablement jamais. Derrière le manque et l’absence se cache une famille fantasmée, un peu sienne, un peu mienne, un peu autre, qui m’échappe et que j’essaie de rattraper. La suite du projet se construira comme il a commencé, oscillant entre mon parcours et les récits prêtés à l’occasion à l’un ou l’autre, fragments de mémoire ou parcelles d’imagination. Ensembles, ces chapitres raconteront nos histoires : celle de mon grand-père, celle de mon oncle et puis la mienne. C’est ainsi que s’entremêleront documents d’archives, photographies et un brin de poésie.

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juliemarieduro.com

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